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Reportages et Voyages
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Par chance, chacun peut s’y aventurer sans danger. Une splendide découverte permise depuis Chamonix par les téléphériques de l’Aiguille du Midi et de la pointe Helbronner. Gare du téléphérique, Chamonix, 6h30 du matin. Si tôt, les touristes sont rares. Les clients appartiennent au cercle fermé des alpinistes et viennent de tous pays. On les reconnait à leurs vêtements polaires et aux sacs qu’ils traînent, remplis de baudriers et de piolets. La parole est rare, on se salue du regard. Quelques gueules tannées trahissent les professionnels de la montagne, aujourd’hui ici, demain dans les Andes. L’un des guides s’appelle Jean-Pierre, dit « Le Vieux ». La météo s’annonce maussade, alors il va « tenter le Mont-Blanc en 6 heures ». La routine.
Méconnue il y a dix ans, son patrimoine et son atmosphère se sont révélés grâce à une architecture, des équipements et des événements contemporains totalement inédits. S’il n’y avait pas eu la révolution architecturale entamée en 1998 et l’accueil de l’America’s Cup en 2007, sans doute Valence serait-elle encore une ville « secondaire », rangée au rayon d’une destination de passage sur la route de l’Andalousie. Mais la troisième cité d’Espagne – 800 000 habitants, 1,5 million avec l’agglomération - a su forcer son destin pour apparaître désormais branchée et culturelle. L’explication tient en deux mots : audace urbanistique.
Sur place, les espoirs sont à la hauteur, en dépit de prix parfois excessifs… Un, le soleil. Deux, les paysages. Trois, les festivals. Cette trilogie, Pagnol aurait pu l’écrire mais le Vaucluse s’est chargé de le faire. Le soleil est ici chez lui. Eté comme hiver, il brille plus que de raison, encouragé par un mistral qui nettoie le ciel des avatars nébuleux. Oui, c’est vrai, après avoir passé de longs mois sous un plafond bas, le soleil provençal agit comme une cure de jouvence, une promesse de résurrection. Seul bémol, la température. Lorsqu’on n’apprécie guère les grosses chaleurs – le mercure flirte parfois l’été avec les 38° -, mieux vaut choisir une destination plus tempérée.
Chaque année, les touristes du monde entier la plébiscitent. Le nombre de guides touristiques publiés sur la Corse est inversement proportionnel à la connaissance intime que les continentaux ont de l’île ! Voilà une terre qui incarne la beauté (d’où son surnom), les paysages époustouflants, les villages perchés et les côtes inviolées... mais qui reste pourtant mystérieuse et imperméable au profane. Coté soleil, côté ombre… La face « solaire » s’exprime à travers tant de sites qu’il faut plus d’un séjour pour les découvrir tous. Et le réseau routier, tourmenté, n’autorise guère les visites excessives…
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